La ligne du temps

Le parcours de Jean-Louis de Rambures

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1958

Il rédige des articles dans Réalités issus du journal qu’il tient pendant son voyage aux Etats-Unis et partage avec sa mère. Il devient ensuite journaliste technique pour Réalités.

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1987

1991

1995

-

1956

Après avoir fait sa scolarité à Toulouse, puis à Tübingen, il poursuit ses études à Paris. Il entame une licence en droit, avant d'obtenir une licence en allemand. Il obtient également un diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris en 1956.

1968

Il publie ses premiers articles pour Connaissances des Arts, L’Express et Le Monde, dans lequel paraissent les chroniques “Comment travaillent les écrivains ?”. Son entretien avec Julien Gracq est l’un des très rares existants. Il a été repris dans le volume de la Pléiade consacré à l’écrivain.

Une interview de Rambures avec Ernst Jünger provoque un scandale en Allemagne en raison des vues exprimées par Jünger au sujet de l’histoire allemande. Marcel Reich-Ranicki écrit dans Zeit “La France n’a pas de mérite à apprécier le cynisme élégiaque d’Ernst Jünger [...]. Mais si Jünger peut présenter pour les Français un piment d’étrangeté et d’exotisme, il n’évoque en Allemagne que des relents de caserne, la poussière des champs de manœuvre et le sang de millions d’hommes”.

Jean-Louis de Rambures prend la défense de Jünger dans un article du 22 mars 1973.

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Après avoir refusé un poste d’attaché culturel à Los Angeles, car il ne souhaitait pas s’éloigner de l’Allemagne, il devient directeur de l’Institut Français de Saarbrücken.

Il occupe le poste de directeur de l’Institut Français de Francfort.

Jean-Louis de Rambures décède à Vaudricourt, où il est enterré.

2006

Crédit photos (par ordre d'affichage) :

Cédric Derrien (via geni.com) ; Cédric Derrien (via geni.com) ; Laetitia d’Eprémesnil ; Laetitia d’Eprémesnil ; Christine Kretschmer ; Christine Kretschmer ; Lothar Schnitzler

 22 février

1973

1975

Il travaille au Ministère des Affaires étrangères.

15 mars

1976

Il reçoit le Bundesverdienstkreuz 1. Klasse.

1978

Deux ans après la publication de la dernière chronique dans Le Monde, vingt-cinq d’entre-elles paraissent chez Flammarion sous le titre “Comment travaillent les écrivains ?”. Seul Alain Robbe-Grillet refuse au dernier moment la republication de son texte. L’année suivante, elles sont traduites et publiées en japonais.

23 janvier

1981

Interview avec Günter Grass de passage à Paris pour Le Monde.

1983

Interview avec Thomas Bernhard pour Le Monde à la demande du Suhrkamp Verlag.

Après

1995

Frappé par la maladie, il s’installe au château de Poireauville à Vaudricourt.

19-25 mai

1989

Il publie une série d’articles sur la littérature allemande dans un supplément commun du Monde et de la Süddeutsche Zeitung, paru à l’occasion du Salon du Livre, dont l’invité d’honneur est l’Allemagne. Au cours de sa collaboration de près de vingt ans avec le journal français, il aura publié des recensions des plus grand.e.s auteurs.trices allemand.e.s (RDA et RFA), suisses et autrichien.ne.s de son temps, notamment : Elfriede Jelinek, Peter Handke, Günter Grass, Robert Walser, Erich Fried, Christoph Ransmayr, Marlen Haushofer, Christa Wolf, Christoph Hein, Lothar Baier, Gisela Elsner et Herta Müller.

1970

 Il devient attaché culturel à Bonn.

Jean-Louis de Rambures en 1967

1930

Jean-Louis Borel de Bretizel est né à Paris d’une mère brésilienne, Lucile Calogeras, et d’un père français, Bernard Borel de Bretizel. Il descend d’une famille de la noblesse et porte le titre de vicomte de Rambures, nom sous lequel il sera connu. Il apprend l’allemand avec sa gouvernante germanophone. Il est l'aîné de trois enfants.

Bernard Borel de Bretizel

Lucile Calogeras

Jean-Louis de Rambures